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10 PIAZZOLLA | ESTACIONES PORTEÑAS ∙ ACONCAGUA ∙ OBLIVION Comment cette sentimentalité intervient-elle dans sa musique ? C’est ce qu’Olivier Calmel appelle son côté sucré qui arrive pour moi comme un baume. Je le comparerais au miel que les romains utilisaient pour soigner leurs plaies et éviter l’infection. Il est une nécessité, il faut ce sucre pour apaiser les blessures, les plaies ouvertes. C’est une caresse que Piazzolla donne au public. Cependant la fin du concerto ne se termine pas sur cette douceur, mais de la façon la plus incroyable qui soit : on a l’impression de gladiateurs qui entrent dans l’arène… C’est une musique très galvanisante ! Il manquait la timbale pour rythmer ce moment. Nous avons trouvé un artifice pour la remplacer : nous tapons des pieds pour créer un vacarme assourdissant, et cela fonctionne très bien !

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