Musicalement, quel a été le plus grand défi de cet album ? Toutes ces œuvres exigent une intensité continue. Elles se déploient d’un seul souffle ; il n’y a pas de répit. Même en studio, il faut rester totalement engagée. La Sonate de Liszt a représenté le plus grand défi : c’est une pièce de près de trente minutes sans pause et c’est le socle sur lequel j’ai construit tout le programme. Je travaille cette œuvre depuis plusieurs années. Elle embrasse tous les caractères et émotions, tandis que les autres pièces du disque en explorent différentes facettes : la bénédiction, la lutte, la solitude, l’amour… Puis l’on bascule vers l’autre extrême avec la Messe noire de Scriabine, où il n’y a plus aucune positivité. Chaque pièce est là pour une raison précise, et tout converge vers la Sonate de Liszt. Après elle, il n’y a plus de place pour rien d’autre. SALOME JORDANIA 9
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