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SALOME JORDANIA 7 Avec Passage, son premier album solo, la pianiste Salomé Jordania propose un voyage spirituel et vertigineux à travers Liszt, Scriabine et Saariaho. Entre mysticisme, obscurité et quête de transcendance, elle revient sur la genèse d’un programme d’une rare intensité, pensé comme une véritable odyssée intérieure. La Sonate en Si mineur de Liszt, le Poème satanique de Scriabine…, pourquoi avoir choisi un parcours aussi ténébreux ? Je ne sais pas si je le qualifierais de ténébreux. J’avais d’abord imaginé un programme beaucoup plus joyeux, mais j’étais attirée par ces œuvres... Dès lors que La Dolce Volta a accepté ce projet, je me suis sentie autorisée à aller au bout de cette idée un peu folle. J’ai été profondément touchée par cette prise de risque. La Sonate de Liszt représente une des œuvres majeures du répertoire pour piano. Ces différentes pièces parlent de solitude, de foi, de spiritualité, de mysticisme. Il y a un équilibre entre lumière et ténèbres. Dans la vie, deux émotions nous gouvernent : l’amour et la peur. Ce programme explore ces deux extrêmes.

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