4 PIAZZOLLA | ESTACIONES PORTEÑAS ∙ ACONCAGUA ∙ OBLIVION Quelle a été votre démarche artistique avec cette nouvelle transcription ? La version très grand public de Leonid Desyatnikov me semblait trop éloignée des harmonies de Piazzolla. J’ai fait part à Olivier Calmel de mon désir de se rapprocher le plus possible du matériau initial du compositeur. En fait je voulais du Piazzolla, et seulement cela ! Sa musique n’est pas sirupeuse, elle est râpeuse, acerbe… âpre ! Elle peut être aussi larmoyante, friser le sentimentalisme, mais dans des épisodes passagers qui s’opposent aux moments de dureté et parfois de violence. Percevez-vous une parenté entre Les Quatre Saisons de Piazzolla et celles de Vivaldi ? Elles en portent les titres : L’Hiver, le Printemps…etc, la comparaison s’arrête là. Elles n’illustrent pas les saisons et leurs climats à proprement parler. Quand on écoute l’Hiver (Invierno Porteño) on ne peut pas du tout se le figurer en tant que tel à Buenos Aires. Elles racontent autre chose, elles livrent des impressions, des ressentis profondément personnels, voire sentimentaux envers cette ville chère au compositeur.
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